Lors d'une conf?rence et apr?s avoir diffus? Camp de Thiaroye, Semb?ne Ousmane parlait de son film en ces termes : J'ajouterai seulement que ces hommes ne mourront plus maintenant, gr?ce au cin?ma. Les Fran?ais les ont tu?s, mais le cimeti?re existe encore ? Dakar. Nous l'entretenons toujours, mais mon gouvernement n'en dit rien. Il n'existe sur aucun papier officiel. On ne vient pas fleurir les tombes. Jusqu'? ce film, c'?taient des tombes anonymes. Maintenant, elles ne sont plus anonymes. Quand nous recevons des amis, nous leur disons, Allons visiter le cimeti?re de Thiaroye et ils vont voir le cimeti?re. Il y a des tombes et des croix. Il n'y a ni noms, ni matricules. Mais c'est la m?moire de l'histoire. Et cela nous le gardons Gadjigo, Samba, Ousmane Semb?ne, Dialogues with critics and writers, Amherst, University of Massachusetts Press, 1993, p. 83